Editions Sois, Aura-Sois-Formation : Le site de Anne Givaudan et du Dr Antoine Achram

Le site de Anne Givaudan et le Dr Antoine Achram

« Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent à la légère. » — G.K. Chesterton.

 

• À propos du rythme de parution…

Il n'est pas de tout confort d'éplucher en continu les miasmes de l'actualité juridique et globale. Maître Simon a donc choisi de modifier son rythme de parution : il ne nous fera plus parvenir sa chronique mensuelle à date fixe, mais préfère désormais publier au fil des événements et de son inspiration.


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Maître Simon — 29 mars 2016

• Joyeuses Pâques !

Ce matin, je marchais sur les hauteurs de la ville, le ciel était d’un bleu limpide et le soleil doux. Les couleurs du printemps pétillaient et ponctuaient les notes du concert farouche que donnaient les oiseaux guillerets. Soudain, au milieu du chant polyphonique des merles, fauvettes, rouges-gorges et autres mésanges, monta le son joyeux d’une, de deux, puis de toutes les cloches de la ville. C’est Pâques aujourd’hui et pour me le rappeler, deux corneilles prosélytes dessinaient de grands cercles dans l’azur en répétant leur lancinante injonction : « crois ! crois ! crois ! »…
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Maître Simon — 13 octobre 2015

• Qui manipule qui ?

Dans la chronique écrite dans les tout derniers jours de décembre 2014, on lisait à propos de l’année nouvelle : “Certes, ils sont plus nombreux à crier leur haine de l’autre, leur haine du système, et finalement leur haine d’eux-mêmes. Et cela se traduit par d’inquiétantes récupérations politiques.”
Et plus loin :
”Une année de prise de conscience (…) qu’il nous appartient maintenant, non plus de dire NON au système, mais plutôt de dire OUI à autre chose que, de façon encore subtile, l’on commence à se représenter. Autre chose de plus humain, de plus vrai. Une autre chose dont on sent qu’elle a exactement sa place, même si l’on ne sait pas encore la nommer.”
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Les chroniques évoquées par Me Simon au cours de cet article sont les suivantes :
Bienveillance
• Vive le complot, du 7 octobre 2013 que vous trouverez plus bas sur cette page (cette chronique ne comportait pas de pdf).

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Maître Simon — 2 janvier 2015

• Bienveillance

Que dire de cette année qui vient de s’achever ?
Pour ne regarder que par le petit bout de la lorgnette de ces chroniques, pas grand chose. A vrai dire, un record a été battu : je n’ai pondu qu’un texte de toute l’année.
Vous vous souvenez ? Je vous demandais de trouver un nom pour remplacer « non-violence ». Vous avez été près de deux cents à répondre et je vous en remercie. Bon, d’accord, cela n’a pas été une déferlante et l’intelligence collective et créatrice est encore un peu hésitante. Défaut de jeunesse sans doute…
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Maître Simon — 5 mai 2014

• Le piège sémantique

Il y a peu, une lectrice de l’Aude attirait mon attention sur les contrôles systématiques dont font l’objet les titulaires du RSA de son département et l’attitude irrespectueuse des autorités à leur égard. Et de conclure par un magistral : « Ha ! Si seulement la désobéissance civile était vraiment rentrée dans les mœurs ! »
Et oui, si seulement…
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Maître Simon — 9 décembre 2013

Maa aayandeh raa missazim !

J’avoue ne plus trop regarder la télévision et ne survoler que de plus en plus vite les informations officielles. Grand bien m’en fait. La politique intérieure française est d’une prévisibilité accablante tant le régime oligarchique, qui ose encore s’appeler démocratie, veille jalousement sur les privilèges des vrais dirigeants ; la politique extérieure l’est tout autant et, derrière le sympathique M. Obama, ce sont toujours les mêmes prédateurs qui  continuent de privatiser la planète à leur exclusif profit…
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Maître Simon — 11 novembre 2013

Debout les morts !

Et si l’on changeait la façon de célébrer l’armistice du 11 novembre ? Si, plutôt que de glorifier nos braves soldats, nos armées victorieuses, nos grands stratèges et nos armes si sophistiquées, si au lieu de tout cela, l’on donnait aux citoyens un tout petit aperçu de ce que fut l’horreur de cette « Grande Guerre ».

Mon voisin Gaston m’a fait part d’une drôle d’idée : dès le 11 novembre à zéro heure, partout dans les villes détonnent des déflagrations « à blanc » simulant un bombardement, des sirènes déchirent la nuit, impossible de dormir ; coupure de courant : le froid s’installe dans les maisons; pour les puristes, petit-déjeuner avec un quignon de pain rassis et un vieux morceau de fromage, jus de chaussette tiède pour boisson. 5 heures, on frappe à la porte, quelques molosses mal dégrossis viennent chercher les plus jeunes qui devront, habillés d’uniformes crasseux, transporter des sacs de sable, creuser, patauger dans la boue pendant que des grenades assourdissantes explosent tout autour d’eux. Midi : un rata infâme sert de repas. Midi trente : à nouveau sacs de sables, trous et boue. 17 heures, le clairon sonne le cessez-le-feu. Exténués, les jeunes citoyens rentrent chez eux.

Croyez-vous qu’avec un tel régime, disons pour les douze à dix-huit ans, le jour férié du 11 novembre serait vécu comme une aubaine, un jour « trop cool » sans école ? Chaque année, l’approche de cette date serait plutôt vécue comme une hantise. Tout comme l’idée même de la guerre devrait être une hantise.
Plutôt que de glorifier les vains héros guerriers, les faits d’armes ineptes, les déferlements de haine et de violence qui font une guerre, ainsi que le font indirectement ces martiales commémorations, montrer un tout petit aperçu de ce que l’on peut vivre en temps de conflit armé, contribuerait certainement à retirer le goût de la guerre à plus d’un brave citoyen.

Original le Gaston, mais un tel aperçu serait d’une telle violence que seul un régime dictatorial pourrait l’imposer (et je serais parmi les premiers à militer contre une telle pratique).  Alors quoi ? Répond mon voisin, faut-il continuer de glorifier la guerre en allant applaudir les régiments défilant dans un ordre impeccable, parce qu’il est impensable de tenter de détourner les gens du goût du sang, à coups de trique ? 

Aujourd’hui, beaucoup en sont conscients : l’épée appelle l’épée, même Gaston commence à l’entendre, mais peu encore comprennent que le bouclier, aussi, appelle l’épée.

Si l’on veut cesser d’instiller l’idée de guerre (nécessairement juste), dans l’esprit des citoyens, c’est plus généralement tout un système non-violent qu’il faut mettre en place dans l’éducation nationale. Certains s’y attachent et c’est heureux.

Mais, bon sang, que le chemin est long !
Me Simon

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Maître Simon — 7 octobre 2013

Vive le complot !

Pendant plus de trois années, tous les mois j’ai scruté pour vous, décortiqué, analysé, tenté de vulgariser, les lois et règlements que nous pondaient nos chers gouvernants et parlementaires. J’ai fini par attraper la nausée de voir comment tranquillement, méthodiquement, « on » nous conduisait dans le mur en appliquant des recettes irrémédiablement vouées à l’échec. Comme si la devise était devenue : « On ne change pas une méthode qui perd. »
J’ai levé la plume de peur que mes chroniques, entraînées par leurs sujets, ne commencent à tourner en rond. Je ne reviens donc plus qu’épisodiquement… pour constater que nous allons toujours dans le mur. Seul le ton du klaxon a changé.

Alors, en voyant que les prédateurs sont toujours épargnés par la rigueur, que les plus pauvres paient toujours plus pour les plus riches, que la politique extérieure est, comme jamais, asservie à l’Empire américain, lui-même tenu au licol par ses financiers, que l’Europe est aux ordres des lobbies, alors en voyant tout cela, je me suis dit que la théorie du complot avait du bon.
Oui, tout bien pesé, je préfère me dire qu’il y a au-dessus de nous un ogre sanguinaire qui prend soin de nous comme le ferait le fermier de son bétail avant de l’envoyer à l’abattoir. C’est rassurant en fin de compte. Si si, rassurant.
Ce n’est qu’un point de vue, certes, mais je préfère ça à l’idée que nous sommes dirigés par d’incommensurables incompétents.
Parce que la seule alternative à la théorie du complot, c’est l’incompétence généralisée, alors, vive le complot !

Me Simon

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Gaston Levoisin — 18 juillet 2013

Monsieur le Président, Cher François,

J’espère que vous me permettez de vous appeler François, vous savez, depuis votre prédécesseur Valéry, les présidents, c’est plus comme avant. On les voit tout le temps à la télé, on suit leurs vacances et tout ça, c’est comme si on les connaissait bien, ils font presque partie de la famille. Regardez ce grand échalas de Jacquot, c’était peut être un super menteur, un tricheur et tout ce que vous voulez, mais il était sympa en diable ce type là. Il n’y a que François 1er, lui il était plus distant. Mais on l’appelait quand même tonton. C’est vrai, on a eu l’autre énervé qui brassait du vent et qui voulait tout décider. Il est comme ma belle mère celui là, on le supporte pas longtemps.
Quand on l’a foutu dehors, ça a fait tout calme d’un coup…

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Maître Simon — 14 janvier 2013

Bonne année 1789 !

On a souvent reproché à mes chroniques de donner une vision angoissante de la situation du monde, de ne voir que la partie sombre des évènements que j’y décris. Il est vrai que l’analyse des faits et singulièrement des lois et traités que, soi-disant en notre nom, l’on promulgue, ne laisse pas entrevoir une conception humaniste de la société en préparation. On y voit surtout cette « main invisible » du marché qui est devenue la serre inflexible du prédateur…
Alors, plutôt que de vous redire une fois encore tout cela à travers l’analyse de la loi de finances ou du traité budgétaire, je me suis amusé à me mettre dans la peau d’un chroniqueur qui, en 1789, verrait les problèmes de la société d’alors. Problèmes étrangement semblables à ceux que nous connaissons aujourd’hui : dette abyssale, usure du système politique, blocage de la société et prise de conscience grandissante qu’autre chose est possible…

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Maître Simon — 14 janvier 2013

Bonne année 1789 !

On a souvent reproché à mes chroniques de donner une vision angoissante de la situation du monde, de ne voir que la partie sombre des évènements que j’y décris. Il est vrai que l’analyse des faits et singulièrement des lois et traités que, soi-disant en notre nom, l’on promulgue, ne laisse pas entrevoir une conception humaniste de la société en préparation. On y voit surtout cette « main invisible » du marché qui est devenue la serre inflexible du prédateur…
Alors, plutôt que de vous redire une fois encore tout cela à travers l’analyse de la loi de finances ou du traité budgétaire, je me suis amusé à me mettre dans la peau d’un chroniqueur qui, en 1789, verrait les problèmes de la société d’alors. Problèmes étrangement semblables à ceux que nous connaissons aujourd’hui : dette abyssale, usure du système politique, blocage de la société et prise de conscience grandissante qu’autre chose est possible…

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Maître Simon — 26 juillet 2012

Loin de la fureur et du bruit

Assis sous l’olivier, j’écoute admiratif la symphonie que m’offre la nature. Le vent, les elfes et les oiseaux jouent des cuivres, du hautbois et de la flûte ; sous les doigts des ondines, la mélodie de la harpe enlace les violons du ruisseau tandis qu’au milieu des percussions des arbres et des lutins, vrillent les cymbales des grillons ; au loin la salamandre retient sa trompette.
Avouez que cela a tout de même plus de tenue que le spectacle qui a été offert aux français depuis ma dernière chronique, en février dernier. Ces torrents de paroles, ce cirque médiatisé d’une campagne électorale où les quelques pépites d’humanité étaient noyées dans un déluge de mensonges, de cynisme et de haine. Toute cette fureur et ce bruit ressemblaient singulièrement à un conte raconté par des idiots mais ne signifiant finalement pas grand chose…

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Maître Simon — 7 février 2012

Sous la neige

Pendant que les « jités » découvrent avec stupéfaction qu’il fait froid en hiver, la bête néolibérale continue inlassablement de ramper sous la neige, cette bête têtue qui continue, obstinée, son travail de sape d’une démocratie déjà chancelante.
Je me répète : je disais la même chose en été … et sans doute au printemps aussi. C’est que cela fait plus de trente ans que, sans répit, détournant notre regard ou, au contraire l’attirant de façon hypnotique, l’œuvre destructrice progresse partout. Uniformisant les modes de vie et les pensées, elle fait accepter son modèle inique, au début par un rêve de progrès, désormais par la peur du saut dans le vide.

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Maître Simon — 16 janvier 2012

2012

Ça y est, nous y sommes : 2012 ! point de convergence de toutes les prédictions, de tous les fantasmes, les espoirs et les craintes. Mayas, économistes, complotistes, gourous de tous poils, publicitaires, prédicateurs, affairistes sans scrupules, sur 2012, tous ont quelque chose à nous dire ou à nous vendre. De la peur, surtout.
En cette année d’élection pour quelques pays dont la France, les marchands de peur ne manquent pas et leurs discours valent qu’on les analyse attentivement. A écouter certains de ces prophètes prêts à se sacrifier pour conduire notre destinée dans la tempête, on entendrait presque grésiller un vieux poste à galène…

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• Maître Simon — 12 décembre 2011

Elle n’est pas morte !

Au moment où je m’attaque à cette dernière chronique de l’année, les médias, quand ils n’essaient pas de paniquer Margot avec l’économie, se défoulent sur la supposée germanophobie de certains qui ont appelé les fantômes de Bismarck et Daladier à la barre de l’actualité.
- Quelle drôle d’idée de regarder l’avenir sans son rétroviseur, l’histoire ne se répète pas !
- Peut être, mais elle bégaie1.
Car si je suis convaincu de l’impermanence des choses, je le suis aussi de l’existence de cycles…

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• Maître Simon — 22 novembre 2011

Panne (presque) sèche

Et voilà, c’est la panne ! on se lève un matin, on lit les journaux à la recherche d’une nouvelle intéressante qui mettrait du baume au cœur des lecteurs des chroniques. Rien dans cette catégorie. On va sur les sites de l’Assemblée et du Sénat : au secours ! La rigueur, partout la rigueur. Pas celle qui signifie exactitude, non l’autre : celle qui rime avec peur et laideur.
Un petit tour du côté de la jurisprudence de la Cour de Cassation pour voir s’il y a un petit arrêt sympathique qui viendrait dégourdir un peu notre démocratie ankylosée : il doit être bien caché ou pas encore publié celui-là.

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• Maître Simon — 7 octobre 2011

Un sage peut en cacher un autre

Ce mois de septembre s’est achevé aux sons de la « révolution » feutrée qui s’est déroulée sous les lambris du Sénat. La presse nous a abreuvé de ce moment « historique » et il s’en est fallu de peu que certains envoyés spéciaux sur le front du Luxembourg nous décrivent de ventripotents sénateurs sans-culottes, coiffés du bonnet phrygien, fêtant un litron de rouge à la main, la prise du Sénat, inexpugnable citadelle de la réaction.

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• Maître Simon — 16 septembre 2011

À Stéphanie

Dimanche 11 septembre. Aujourd’hui impossible de trouver un média qui ne s’épanche sur les « évènements du 11 septembre » 2001. Journée du souvenir obligatoire. « Aujourd’hui nous sommes tous des américains », etc. etc. Le méchant barbu a connu son juste châtiment : « justice est faite » a dit le big boss US, tout comme le vilain moustachu de Bagdad qui a fini au bout d’une corde (son pays aussi d’ailleurs). Le 11 septembre 2001 a marqué l’entrée dans la décennie la plus pacifique qu’ait connu l’humanité depuis 1840 nous dit on. Fermez le ban, tout va bien dans le meilleur des mondes.

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• Maître Simon — 10 août 2011

Lâcher prise

EVoile, randonnée, stage de yoga, sieste et barbecue (végétarien), je perfectionne mon lâcher prise sur la plage et plus encore dans mon hamac.
Le CRAC 40 n’arrive pas à perturber les cigales et le vent dans l’olivier se moque bien de l’agitation des bipèdes qui voient s’effondrer leurs repères.
Bonnes vacances aux aoûtiens, bon courage aux autres, on se retrouve en septembre !

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• Maître Simon — 13 juillet 2011

Et revoilà l’été…

Et revoilà l’été, les vacanciers couleur rouge vif, lunettes noires, tongs et short trop long, l’odeur de l’huile à bronzer, la sieste sous l’olivier et les lois liberticides que l’on vote en catimini, comme un chapardeur honteux, pendant que tout le monde regarde ailleurs.
Et bien, ce n’est pas de ça dont nous allons parler aujourd’hui. Nous aussi, mettons nous un peu en vacances, au cours de ce semestre, nous avons eu notre lot de chroniques sombres.
Démasquer sans cesse la bête et regarder se mettre en place l’horreur des dérives néolibérales sans laisser monter la peur n’est, malheureusement, pas donné à tout le monde et dénoncer la manipulation en provoquant la peur fait tout simplement le jeu de ce que l’on dénonce.
Alors aujourd’hui, laissons les prédateurs à leur festin et regardons celui que nous préparons pour demain.

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• Maître Simon — 10 juin 2011

De Delgrès à Moody’s

Le 10 mai est une date marquée d’histoire : du « dernier cri de l’innocence et du désespoir » lancé en 1802 par Louis Delgrès1, à la fin de la guerre franco prussienne en 1871, en passant par le déferlement des troupes allemandes en 1940 ou l’élection de François Mitterand en 1981, les anniversaires ne manquent pas ; mais je doute que le 10 mai 2011 reste dans les mémoires. Pourtant certains ont vu dans la loi votée ce jour là par l’Assemblée Nationale ni plus ni moins qu’un coup d’Etat. C’est sans doute pour cela qu’aucun média officiel n’en a parlé…

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• Maître Simon — 16 mai 2011

En réponse à une question d'Anne Givaudan
concernant les banques islamiques à prêt sans intérêt

Cette réponse concerne le message d'Anne Givaudan du 4 mai 2011.
Le système de la finance islamique n’est sans intérêt que formellement. Dans la pratique, la banque fait bel et bien un profit sur ses opérations… mais pas sur « le temps qui n’appartient qu’à Dieu ».
Ainsi, par exemple la Murabaha est une technique qui consiste à faire acheter par la banque islamique le bien que l’on voudrait acquérir puis à le racheter à la banque qui se fait payer de façon étalée. L’astuce consiste pour la banque à vendre, par exemple, 120 payables en 5 ans un bien qu’elle a payé 100 comptants. Les 20 sont le profit du banquier pour son aide et surtout pas le produit d’une spéculation sur le temps… mais le résultat est le même…
Il est normal que les banques "classiques" voient d'un mauvais œil l'arrivée des banques islamiques puisqu'effectivement, elles représentent une concurrence.

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• Les chroniques de Maître Simon — 2 mai 2011

Vague à l’arme

Entre les immigrants qui viennent manger le pain des français, les candidats à la candidature, le championnat de foot, sans oublier les assassinats et les déclarations cosmoplanétaires de Notreprésidentbienaimé, les médias sont bien trop occupés pour s’intéresser à toutes ces réformes qui croissent dans le calme et la discrétion.
Pour vous dont les travaux parlementaires ne constituent pas la lecture préférée, j’ai parcouru les textes en préparation par la Représentation Nationale et j’en ai trouvé un croquignolet, le : « projet de loi relatif au contrôle des importations et des exportations de matériels de guerre… » (je vous fais grâce du titre complet).

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• Les chroniques de Maître Simon — 6 avril 2011

Au fou !

Une nouvelle pierre a été ajoutée à l’édifice démocratophobe le 22 mars dernier à l’Assemblée Nationale, par l’adoption du « projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge ».
Comme à l’accoutumée, voilà un titre rassurant : les droits, la protection, la prise ne charge… vous sentez comme, tout de suite, on est en confiance dans cette atmosphère ouatée ? dors mon tout petit, maman est là. On entendrait presque la douce mélodie de la boite à musique au dessus du berceau.

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• Les chroniques de Maître Simon — 5 mars 2011

Qui a peur ?

Ce 28 février 2011, dans les discours d’ouverture de la seizième session du Conseil des Droits de l'Homme, il a été souligné le devoir de la communauté internationale d'apporter avec diligence et fermeté son soutien à la mise en oeuvre des réformes indispensables qu’appellent les évènements en cours en Afrique du Nord et au Moyen Orient.
Au vu des réactions des gouvernements occidentaux face à ce « printemps arabe », on s’interroge sur la définition des mots diligence, fermeté et soutien.

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• Les chroniques de Maître Simon — 10 février 2011

Le parfum de Tina

Pour continuer sur la note d’optimisme de la précédente chronique, un petit tour à l’Assemblée Nationale ce 18 janvier a permis de voir un Gouvernement penaud contraint, à quelques minutes de l’ouverture des débats sur la garde à vue, de retirer sa belle invention liberticide, l’audition libre, de peur de voir tout son projet passer à la trappe. Suite des débats en mars avril au Sénat.
Au Sénat justement, l’ambiance était plus martiale ce 20 janvier. Venait d’y être adoptée la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, LOPPSI 2 pour les intimes. Ce charmant petit fatras législatif illisible, salmigondis d’articles plus répressifs et régressifs les uns que les autres, constitue la 11ème loi sécuritaire depuis 2002 !

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• Les chroniques de Maître Simon — 12 janvier 2011

2010 : bilan partiel et partial

2010 est derrière nous et avant d’attaquer 2011 que certains prévisionnistes annoncent douloureuse, retournons nous une dernière fois et faisons un point. Que va-t-on garder de cette année ?
Exercice hautement subjectif. S’il faut rester dans le domaine de la loi et de l’évolution de la société qu’évoquent ces chroniques, le bilan pourrait sembler bien noir : reculs démocratiques, mainmise de la finance et privatisation croissante des états au profit de quelques uns, confusion croissante entre répression et justice, étouffement progressif de l’humain. J’arrête.
Pourtant, à y bien regarder, nous avons quelques sujets de satisfaction et c’est eux que j’inscrirai à l’actif de ce bilan 2010.

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• Les chroniques de Maître Simon — 9 décembre 2010

Je n’ai pas envie !

Le mois dernier ont eu lieu à Lisbonne le sommet de l’OTAN, le sommet Union Européenne - Etats Unis et le Conseil Economique Transatlantique.
Et cela fait huit jours que je me mets devant mon ordinateur pour préparer ma chronique sur ce sujet, huit jours que je lis les résolutions navrées des parlementaires européens s’excusant de rappeler aux décideurs de ce monde qu’ils aimeraient bien ne pas être oubliés dans les discussions en cours, huit jours que la phraséologie ultra libérale m’agresse. Huit jours que …
non, je n’ai pas envie.

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• Les chroniques de Maître Simon — 8 novembre 2010

Petite leçon de droit constitutionnel – 2e partie

Nous l’avons vu dans la première partie, l’actuelle constitution française a organisé un régime particulier doté d’un pouvoir exécutif bicéphale dont le président est un arbitre montrant le cap et un pouvoir législatif pourvu de prérogatives réelles bien que rognées.
Malgré ce, plus qu’aucun autre, l’actuel président a étendu son pouvoir bien au delà des limites constitutionnelles sans qu’une autorité vienne freiner cette dérive. Et pour cause, le garant de la constitution ainsi violée n’est autre que le violeur lui même.

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• Les chroniques de Maître Simon — 4 octobre 2010

Petite leçon de droit constitutionnel – 1ère partie

On lit régulièrement dans les journaux que : « le président n’est pas encore décidé à changer de premier ministre », « le président impose une loi sur … » « le président promet que l’usine x ne fermera pas ».
Et tout cela est d’une telle banalité qu’aucun journaliste ne relève la monstruosité de ces propos. Comment ça, vous non plus n’êtes pas choqués par ce que révèlent ces phrases apparemment si anodines ?
Hum hum, je vais donc prendre un air très docte, rassembler (et mettre à jour) mes souvenirs d’étudiant et vous offrir une petite leçon de droit constitutionnel qui devrait vous éclairer sur la façon dont les tenants de la tolérance zéro appliquent la loi…

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• Les chroniques de Maître Simon — 2 septembre 2010

C’est Marianne qu’on assassine

Après le 26 août dernier où les Roms de France fêtaient le 221ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, nous fêtons ce mois ci le double anniversaire de la République.Pour beaucoup, 4 septembre et 22 septembre ne sont guère que des noms de rues. Ils furent pourtant des jours d’intense exaltation, des jours où, surpris de son audace, on croit tout possible, on voit naître un monde meilleur.1792, le 22 septembre, le premier jour de l’an I de la République se lève. La Convention déclare : « qu’il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le peuple ».

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• Les chroniques de Maître Simon — 9 août 2010

France, terre d’accueil    

Avec un aussi joli titre, on pourrait penser que cette chronique, sur le ton de l’ironie grinçante, évoquera la façon peu glorieuse dont la France traite les étrangers attirés par l’espoir d’une vie meilleure au pays de droits de l’Homme. Non, nous ne parlerons pas de pauvres aujourd’hui (avez-vous remarqué que ce ne sont jamais les riches étrangers en situation irrégulière qui sont expulsés ?).

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• Les chroniques de Maître Simon — 9 juillet 2010

Travailler plus pour gagner… rien

Voici les vacances d’été et avec elles des milliers d’étudiants qui se transforment en travailleurs saisonniers. Pour certains, ces jobs sont l’occasion de s’offrir un ordinateur ou un voyage lointain. Pour d’autres, être plagiste ou serveuse est le seul moyen de financer la suite de leurs études.
Et puis il y a la cohorte de tous ceux qui vont découvrir les joies de l’entreprise pour valider leur diplôme, ces braves stagiaires : fourmis laborieuses corvéables à merci, main-d’œuvre qualifiée mais sans expérience.

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• Les chroniques de Maître Simon — 4 juin 2010

Paranoïa

Si j’étais paranoïaque, je me dirais que les désordres financiers, économiques et sociaux, que nous connaissons aujourd’hui sont l’aboutissement d’un long et méticuleux travail de sape d’un petit clan en vue de la domination du plus grand nombre.
Si j’étais paranoïaque, je me dirais que toutes les mesures qui sont prises depuis quelques années n’échouent pas par incompétence mais atteignent bel et bien leur but… qui n’est peut être pas le but affiché.

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• Les chroniques de Maître Simon — 7 mai 2010

« Dégrècer » le mammouth

C’est en Grèce, nous disent les manuels d’histoire, que tout commença et que l’on inventa la démocratie dont s’enorgueillit aujourd’hui l’Occident.
Les générations futures apprendront peut-être que c’est en Grèce que tout commença quand se mit en marche le processus qui mit fin à un système totalitaro-financier que l’occident se plaisait à appeler encore démocratie.

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• Les chroniques de Maître Simon — 19 avril 2010

Patchwork

C’est le printemps. Dans le sud, les mimosas finissant croisent les genêts naissants … et je n’ai guère le cœur à vous parler de la bête rampante. Et pourtant elle est bien là, arrogante et glaciale. Lancinante.
En entamant ces chroniques, je devais décrypter pour vous la phraséologie juridico-légale et je n’imaginais pas alors que l’essentiel de cette tâche consisterait à mettre au grand jour des projets tous plus liberticides les uns que les autres.…

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• Les chroniques de Maître Simon — 30 mars 2010

L’ami de l’AMI et la stratégie de Dracula

Plus on nous parle de transparence et plus l’opacité gagne. J’ai déjà évoqué ici ces textes dont on cachait soigneusement la préparation à l’opinion publique et aux représentants du peuple. Aujourd’hui, c’est un HADOPI puissance 10 qui se met en place sur la planète sous le sceau du secret des négociations d’initiés.
Depuis 2008, des pays riches se rencontrent pour préparer secrètement une nouvelle réglementation mondiale de la propriété intellectuelle à leur mesure, censée mieux lutter contre la contrefaçon et le piratage : l’Anti-Counterfeiting Trade Agreement, en abrégé, ACTA…

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Voir chroniques précédentes

• Restons optimistes
• Sous les feux de la rampe
• Le renard et le marché
• De la privatisation des lois
• Ces lois fantômes que l’on vote
• Une pandémie qui grippe les libertés
• Loi de programmation militaire… et de déprogrammation de la démocratie
• Vaccins, un bon point : La Cour de Cassation persiste et signe & La vaccination obligatoire est-elle illégale ?
• Bienvenue aux subprimes à la française
• Des germes mortels pour la démocratie

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