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Editions Sois, Aura-Sois-Formation : Le site de Anne Givaudan et du Dr Antoine Achram

Le site de Anne Givaudan et le Dr Antoine Achram

   

• Les SCOP vous connaissez ?

Les dégâts causés par la mondialisation financière ne sont pas accidentels. Ils résultent d’une économie où tout n’est soumis qu’à la loi aveugle du profit. Il n’y a pas d’issue aux crises écologique, économique et sociale sans corriger ce fonctionnement désastreux.
Dans ce contexte, il est insupportable que ceux qui produisent les richesses dans les entreprises soient exclus des prises de décisions et privés de leur part des bénéfices sous prétexte qu’ils ne participent pas au capital. Cette réalité, tellement ancrée dans nos mœurs, est considérée comme naturelle et incontournable.
Pourtant, il n’y a pas de fatalité ! Rien ne s’oppose à ce que l’on soit à la fois producteur des richesses et associé, copropriétaire de l’outil de travail. Ce modèle où les salariés peuvent être partie prenante de tous les aspects de la vie de l’entreprise existe : ce sont des Sociétés Coopératives de Production, les Scop, et elles sont près de 2000 en France.En plaçant le facteur humain en tête des priorités de l’entreprise, les Scop accomplissent discrètement une révolution, promesse de transformations sociétales essentielles, et autant de pierres à l’édifice pour bâtir un autre monde. À cette fin, le journal L’Age de Faire propose une campagne d’information sur la réalité des SCOP.
www.lagedefaire.orgjournal@lagedefaire.org
Source : L’Age de Faire n° 38 Janvier 2010

• Et si tout le monde s’y mettait ?

En Allemagne, l’idée de « village énergétiquement indépendant » fait son chemin. À l’heure où les grands palabrent sur le climat, de petits villages allemands passent à l’action : le dernier en date, Rai-Breitenbach. Cette commune de 900 habitants, située au sud de Francfort, dans une région forestière est autosuffisante. Elle produit électricité et chauffage à partir de copeaux de bois et cela permet d’économiser 600 000 litres de fuel et 1 200 tonnes de CO2 chaque année. Le premier village de ce type, Jühnge, a été l’aboutissement d’un projet d’étude mené par l’université de Göttingen et du ministère de l’éducation et de la recherche. La commune de Rai-Breiten a donc suivi l’exemple. Ne bénéficiant pas des subsides de l’État, le village a financé les 3,5 millions d’euros de son projet en s’appuyant sur les aides du Land, du canton, de l’équivalent de la caisse des dépôts, et des habitants.
« Nous travaillons de manière neutre : nous ne voulons pas faire de profit, mais nous ne voulons pas non plus perdre d’argent », résume le maire social-démocrate. Et d’ajouter : « en tout cas, nous ne payons plus pour financer les bonus extravagants des directeurs des oligopoles ».
À ce jour, l’Allemagne compte 23 villages de ce type.
Source : L’Âge de Faire n° 38 Janvier 2010

• Écolo prometteur

« Inventer pour les pauvres, c’est mieux que de construire des iPod », a déclaré candidement Javier Fernandez-Han au quotidien espagnol El Pais lors des 5e rencontres de l’innovation, qui se sont tenues fin novembre à Saint-Sébastien. Cet inventeur américain n’a que 15 ans et il a reçu en 2009 le premier prix du concours Invent your World Challenge pour son invention, qu’il a baptisée « Versatile ». Javier a commencé à réfléchir dès l’âge de 9 ans à ce système complexe qui met en œuvre une dizaine de technologies et qui permet la transformation des déchets humains et animaux en méthane et en biocombustibles, mais aussi en aliments pour l’homme et le bétail. Il retient en outre les gaz à effet de serre pour produire de l’oxygène. La clé du fonctionnement de ce mécanisme « autoalimenté » réside dans l’utilisation d’algues servant à la fois de filtre et d’aliment. Javier envisage l’usage de cette invention à l’échelle familiale, mais aussi à celle des villages ou des villes, ce qui pourrait apporter une solution aux problèmes de recyclage des déchets.
Source : Courrier International n° 1001 Janv. 2010

• Mo Ibrahim : des milliards et une conscience

Né au Soudan, le parcours professionnel de Mo Ibrahim lui vaut le titre de Britannique noir le plus influent de l’époque.
Directeur technique de Cellnet, filiale de British Telecom en 1985, il lance le premier téléphone cellulaire au Royaume-Uni. Il fonde Mobile Systems International en 1989, une entreprise de conseil en téléphonie mobile qu’il revendra en 2000. En 1998, il lance Celtel, une entreprise de téléphonie pour l’Afrique, qui devient opérateur dans seize pays et qu’il revendra en 2004 à MTC Koweit.
Enfin, en 2004, il crée la fondation Mo Ibrahim, qui a pour vocation d’améliorer la gouvernance en Afrique et de lutter contre la corruption. Pour ce faire, un prix est décerné au dirigeant africain qui récompense sa bonne gouvernance. Le prix Mo Ibrahim, du nom de son donateur, offre au gagnant 500 000 dollars (environ 350 000 euros) annuels pendant dix ans, puis 200 000 dollars par an jusqu’à la fin de sa vie. Le gagnant peut également obtenir 200 000 dollars supplémentaires par an pour la mise en œuvre de projets utiles.
En octobre 2007, le premier prix Mo Ibrahim a été attribué à l’ancien président du Mozambique Joaquim Chissano, qui avait sorti son pays de la violence et de la famine dans les années 1980. En 2008, le prix a été attribué à Festus Mogae, ancien président du Botswana, dont le pays était déjà un exemple pour le reste de l’Afrique lorsqu’il est arrivé au pouvoir, mais qui a assuré la stabilité et la prospérité durant son mandat, malgré l’épidémie de sida, et la présence d’importantes richesses minières, une tentation pour tous les hommes politiques… Aucune candidature n’a été retenue par le comité d’attribution pour 2009.
Bien qu’il soit plus doté que le Nobel, le prix Mo Ibrahim reste méconnu.
Source : Courrier International n° 1001 janvier 2010

• Des sous-vêtements éthiques, c’est possible

De plus en plus, les étudiants en gestion souhaitent créer des entreprises socialement responsables. Exemple : dans la lingerie.
À l’Université de Californie à Berkeley, où il préparait son Master of Business Administration (MBA), Jeff Benby disait à qui voulait l’entendre que son rêve était de créer une entreprise de lingerie, mais pas n’importe quelle société fabriquant des caleçons ou des culottes. Il était essentiel à ses yeux d’inventer des produits viables, respectant l’environnement et dont les ventes permettent de soutenir de bonnes causes.
Ce type de firme socialement responsable séduit de plus en plus de futurs entrepreneurs. Ces entreprises font souvent appel à de la main-d’œuvre ou à des ressources situées dans des régions du monde économiquement déprimées, lesquelles peuvent également recevoir des dons provenant des bénéfices commerciaux.
Pour répondre à cet intérêt grandissant, les écoles de commerce mettent en place des filières et des cours qui aident les étudiants en MBA à s’y prendre au mieux. C’est ce que font, entre autres, l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, et celles de Cornell (New York) et de Dartmouth (New Hampshire), aux États-Unis.
Source : Courrier International n° 1001 janvier 2010

• Un militaire qui ose dire "NON" c'est rare et plein d'espoir

Comme le fit Joe Glenton en 2007 en désertant lors de la guerre en Afghanistan et en s'expliquant face aux médias, voici un nouvel acte positif d'un militaire (Mike Prysner, jeune vétéran de la guerre d'Irak) qui a su dire NON à ce qui allait contre sa conscience.


HQ-Des soldats américains partagent leur prise de conscience
envoyé par JLGUIGUIL. - Regardez les vidéos des stars du web.

   

• Nous sommes tous capables de participer à un nouveau monde

   

• Grippe A : l'enquête qui pourrait révéler l'intox

La corruption ne sévit pas partout et ceci est une excellente nouvelle. Lisez, dans la rubrique "Éveil conscience et pandémie", l'interview faite au député Wodarg et réjouissons- nous.

 

 

 

• Nick Vujicic

Un homme peut changer son étoile, il suffit d'y croire.
Si vous pensez que vous n'avez pas de chance dans la vie, regardez ce film.

 

• Dons de jouets : un record

Record pour la 7e édition « d’un jouet sympa servira deux fois ! », la collecte annuelle de jouets dans les parcs à conteneurs de Walonie. La solidarité a plus que jamais joué avec 55.139 jouets récupérés ! Par cette récolte de jouets et la redistribution qui va en être faite, les intercommunales entendent pérenniser le geste de donner, réutiliser, réparer…
En d’autres mots, prolonger la durée de vie des objets afin d’éviter qu’ils ne deviennent des déchets. Les intercommunales renforcent également par ce biais leur positionnement de relais pour mettre en contact les citoyens et les associations locales afin qu’elles reçoivent des dons toute l’année.
Source : Agenda Plus n° 213 Janv. 2010-01-04

• Étiquetage des polluants

Améliorer la qualité de l’air intérieur, c’est le but que recherche l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, en proposant la mise en place d’un étiquetage des matériaux de construction et des produits de décoration. Cette information sur les émanations polluantes sera d’application au plus tard pour le 1er janvier 2012. De plus, sans préciser de date, l’Agence souligne qu’elle complétera le champ d’application de cet étiquetage pour l’étendre aux produits d’entretien, désodorisants, encens, etc.
Source : Univers Nature

• Protection des ours blancs

Le Canada et le Groenland viennent de se mettre d’accord sur une série de mesures destinées à protéger les populations d’ours blancs vivant à la rencontre de leurs territoires, entre le territoire du Nunavut et la grande île arctique. Le ministre canadien de l’Environnement a fait cette annonce début novembre lors d’une conférence de presse à Kangerluusuaq, au Groeland, où il venait de signer un protocole d’entente avec son homologue du Nunavut et la ministre des Pêches, de la Chasse et de l’Agriculture du Groeland.
Source : Romandie.com


• Sanctuaire pour les requins

Palau, minuscule archipel du Pacifique, va créer le premier sanctuaire pour requins au monde, une réserve biologique destinée à protéger plus de 135 espèces de squales menacés. La pêche au requin a connu une forte hausse depuis le milieu des années 80 à la faveur d’une demande en augmentation, principalement en Chine, où les soupes d’ailerons et les steacks de requin sont de plus en plus populaires…En raison de leur longévité et de leurs faibles taux de fertilité, les squales sont particulièrement vulnérables à la « surpêche ». Johnson Toribiong, le président de Palau, entend également demander une régulation du chalutage des fonds marins en haute mer et un moratoire mondial sur la pêche uniquement destinée à découper les ailerons et remettre ensuite à l’eau des corps de requins.
Source : www.deeper-blue.org

• Papillon et immobilier

Un petit papillon bien connu pour ses ailes bleues (l’azuré des orpins) contrarie un projet de construction de lotissement à Tvedestrand, sur la côte sud de la Norvège. En effet, le projet d’environ 400 maisons a été stoppé par les autorités environnementales, car le papillon a été aperçu aux alentours de la zone et, comme il est en voie d’extinction, tous les projets qui pourraient interférer avec son habitat sont suspendus ! Il y a 2 ans déjà, un projet pour la construction de 15 maisons de vacances avait été arrêté à cause de la présence de ce papillon.
Source : Agenda Plus n° 213 Janv. 2010

• Énergies et eaux usées

Petropolis, une ville touristique du Brésil, est devenue la capitale brésilienne des énergies propres. Un titre obtenu grâce à un projet de production d’énergie à partir des eaux usées. Cette ville, située dans les montagnes, compte aujourd’hui plus de 80 biodigesteurs, qui traitent les eaux usées pour produire de l’énergie. Ce projet est né de l’initiative de l’ONG « Institut environnemental » qui a déjà permis de développer ce type d’installation au Nicaragua, en Rép. Dominicaine, en Haïti et en Espagne. Grâce au biodigesteur, le biogaz produit naturellement à partir des eaux usées, est récupéré et canalisé pour un usage domestique. Cette énergie propre alimente aujourd’hui 5 quartiers populaires de Petropolis, soit 20 000 personnes environ.Source : www.developpementdurable.com

 

• Le biomimétisme : une nouvelle science

Le biomimétisme est une nouvelle discipline qui étudie la nature et s'en sert comme schéma directeur pour concevoir autrement et construire plus durablement. Imaginative par nécessité, la nature a déjà résolu les nombreux problèmes qui se posent à l'homme. Les animaux, les plantes et les microbes sont des ingénieurs accomplis et savent, après 3,8 milliards d'années passés à évoluer, ce qui marche et surtout ce qui dure. Janine Benyus, experte en biomimétisme, auteur de six livres, co-fondatrice de la Guilde de Biomimétisme et Présidente de l'Institut du même nom, vient de lancer un nouveau site sur Internet - www.asknature.org, une base de données en ligne qui permettra à tous les concepteurs et inventeurs du monde de poser la question : que ferait la nature dans ce cas ? D'après elle, nous avons oublié que nous vivons dans un univers compétent, sur une planète brillante et entourés de génies: tous les organismes et écosystèmes savent comment y vivre harmonieusement. Comment nous y prendrions-nous pour organiser et déclencher le printemps par exemple ? Nous pensons avoir tout inventé mais les hommes ne sont pas les premiers à avoir fabriqué du papier, à utiliser de la cellulose, à optimiser un espace de rangement, ou la chaleur, à refroidir une structure ou construire un abri pour leurs petits. Il suffit d'observer la nature. L'ingénieur qui a construit pour JR West leur train dernier-né, le Bullet train, a trouvé comment éviter la pression qui se forme à l'entrée d'un tunnel et le claquement à la sortie en étudiant le plongeon d'un martin-pêcheur, sans une éclaboussure, car celui-ci doit voir le poisson qu'il va pêcher. La peau d'un requin des Galapagos, dont le dos est dépourvu de bactérie ou de coquillage, a servi de modèle à la société Sharklet Technologies pour recouvrir les murs d'hôpitaux et autres salles blanches de denticules qui évitent l'utilisation massive de produits bactéricides parce que les bactéries ne peuvent y adhérer. Les exemples sont nombreux : par capillarité, on peut faire remonter de l'eau dans du papier peint tendu sur un mur pour supprimer l'utilisation de pompes dans un immeuble. Les mangroves nous montrent comment dessaler de l'eau, etc. Il suffit d'observer tous ces modèles qui existaient avant notre arrivée sur terre et qui nous permettront d'y vivre chez nous, en harmonie, sans oublier que nous n'y sommes pas seuls.
www.asknature.org
Positive News #62 Winter 2009 – Traduction Christiane et Ian Trickett.

 

• S'inscrire dans la Transition : une belle initiative...!

Le mot "Transition" est devenu en peu de temps un lieu commun. Nous devons en effet opérer des changements dans nos façons de faire pour vivre des ressources de la planète sans toutefois lui nuire; et trouver comment réduire nos émissions de CO2. Nous devons tous faire face à ce défi mais tout le monde n'en a pas encore pris conscience. Au niveau mondial, 240 initiatives officielles de Transition se sont déjà manifestées et le nombre de communautés qui souhaitent s'impliquer dans une approche de ce type croît de jour en jour.
Ainsi, une association de l'East Sussex, Transition Forest Row, milite pour que les sources d'approvisionnement alimentaire deviennent plus locales: 92% des gens dans le village seraient disposés à payer un peu plus cher des aliments qui auraient parcouru moins de kilomètres. Nous avons tout à y gagner: en ces temps de crise, un producteur local avec qui l'on a de bonnes relations professionnelles acceptera plus facilement qu'un grossiste des délais de paiement. Est-il possible d'être autonomes dans le domaine alimentaire? Tamzin Pinkerton, auteur de Local Food (Se nourrir localement) explique qu'avec nos longues filières, nous nous sommes détachés de la nourriture que nous consommons. "La nourriture est une question de relations entre nous, entre les abeilles et les arbres fruitiers, entre les fermes et l'économie locale." Une ferme locale pourrait, avec 40 vaches, couvrir 13% des besoins en produits laitiers du village. L'association a aussi organisé une opération de semailles à la main d'une variété locale de froment. Le nombre d'entreprises produisant des semences est très réduit et celles-ci inondent le marché d'hybrides qui menacent lourdement la biodiversité. Apprendre à conserver des semences et cultiver des variétés, qui peuvent se reproduire, est vital pour la survie de la communauté et notre capacité à nous nourrir nous-mêmes à l'avenir.
Un éditeur anglais, Green Books, a ainsi lancé avec l'ouvrage de Tamzin Pinkerton, coécrit avec Rob Hopkins, une nouvelle collection intitulée "Transition Books" (les livres de la Transition). Tout un programme!
www.transitionnetwork.org
www.greenbooks.co.uk
Positive News #62 Winter 2009 – Traduction Christiane et Ian Trickett.

• Maître Simon nous recommande…

Dans la chronique que je vous ai adressée hier, je citais à la fin une initiative d'un humoriste. Je vous adresse l'adresse du site de ce monsieur (Patrick Sébastien).
Je suis sûr que cette démarche contribuera à atteindre cette masse critique nécessaire et ce, malgré tous les reproches que l'on peut adresser par ailleurs à l'initiateur de ce mouvement. Je pense également que cela devrait canaliser dans le bon sens les pensées de nombreuses personnes désemparées qui pourraient sinon basculer dans l'esprit de vengeance, voire de violence.
www.patricksebastien.fr/2009/11/23/message-ecrit-au-sujet-de-mon-engagement-humaniste-patrick-sebastien-dard/

• Faire baisser la consommation de viande

10 personnalités françaises ont lancé une pétition à destination du Premier ministre français pour demander des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande et un moratoire sur l'élevage intensif.
Ces 10 personnalités sont:
• Fabrice Nicolino, journaliste, auteur de Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde et de La faim, la bagnole, le blé et nous.
• Pierre Rabhi, initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, expert international pour la lutte contre la désertification.
• Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, journaliste, producteur et réalisateur de télévision.
• Jean-Claude Pierre, auteur de Pourvu que ça dure, le développement durable en question, co-fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne et du Réseau Cohérence.
• Jean-Marie Pelt, président de l'Institut européen d'écologie.
• Jean-Paul Jaud, réalisateur de "Nos enfants nous accuseront".
• Franck Laval, président de Ecologie sans frontière
• Corinne Lepage, députée européenne, représentante du Parlement européen à Copenhague, Modem.
• Jean-Paul Besset, député européen, Europe Ecologie.
• Sandrine Bélier, députée européenne, Europe Ecologie
Vous pouvez cliquer sur le site ci-dessous pour signer la pétition :
www.viande.info/petition

• Inspirante nature

Après avoir vu une photo d’oiseaux sur des fils électriques, le musicien Jarbas Agnelli a établi une correspondance entre leur position et une portée musicale afin de composer une mélodie. Et la magie opère ! L’artiste n’a pas souhaité déposer de copyright, puisque la mélodie n’est pas de sa création mais « vient des oiseaux ». Le musicien a ensuite posté sa musique sur un site de partage où elle a rapidement rencontré un vif succès. Cette étonnante musique, illustrée par la photo des oiseaux, peut être écoutée sur www.zigonet.com/musique/jarbas-agnelli-compose-une-melodie-en-s-inspirant-d-oiseaux_art7918.html

• EcoVoiture coopérative

Le futur de la voiture se prépare en ce moment à Londres, sur le modèle des logiciels libres. La modèle s’appelle Riversimple et, si des ingénieurs automobiles anglais en sont à l’origine, son perfectionnement sera la fruit d’un travail coopératif aux 4 coins de la planète. Tous les plans sont sur le net. Chacun souhaitant y mettre son grain de sel est le bienvenu ! L’intelligence collective pourrait donc accoucher d’un modèle qu’aucune grande marque n’aurait imaginé. La principale innovation de Riversimple, c’est son poids, seulement 350 kg. Résultat : une grosse économie de carburant, d’autant que le véhicule est hybride (hydrogène et électrique). Cette première voiture « open-source » est disponible en leasing, carburant compris ! Le système permet ainsi de financer, outre la production de la voiture, la création d’une usine locale de production d’hydrogène. L’automobile deviendrait-elle (elle aussi) participative ?
Infos sur www.riversimple.com

• Un jour sans viande

Après le « jeudi sans viande » de Gand, le « lundi sans viande » à Londres !
Début de l’été dernier, Paul McCartney a lancé à Londres une campagne visant à faire du lundi un « jour sans viande » afin de lutter contre le changement climatique. Selon les experts des Nations Unies, l’une des principales causes de la destruction de la couche d’ozone, à l’origine du réchauffement de la planète, provient de l’émission des gaz à effet de serre. Le méthane dégagé par le bétail d’élevage serait ainsi responsable de 18 % des émissions, soit plus que le secteur des transports. « S’abstenir de consommer de la viande une fois par semaine représente un changement important que tout le monde pourrait respecter, car c’est au cœur de plusieurs problématiques importantes touchant tout à la fois à la politique, à l’environnement et à la morale », explique McCartney. La campagne, a également été lancée aux Etats-Unis et en Australie.
Source : www.lexpress.fr

• Un exemple de rêve réalisé

Architecte : Javier Senosiain — Lieu : Naucalpan (Mexique)

   

• L’art nous aide-t-il à guérir?

En Floride, au Centre hospitalier Shands, artistes et médecins travaillent ensemble depuis 18 ans et leurs programmes AIM (Arts in Medicine) aident à mettre en lumière les avantages cliniques de la créativité artistique.
18 ans après ses humbles débuts, le budget annuel d’AIM dépasse les 350.000$. Cinq hôpitaux sont concernés et 150 bénévoles viennent soutenir chaque année l’action d’artistes en résidence qui passent de 10 à 20 heures par semaine à l’hôpital.
Outre la musique, le chant, la danse, le théâtre, la peinture, que pratiquent les patients, des séances de méditation hebdomadaires leur sont proposées, ainsi qu’à leur famille et au personnel soignant.
Des recherches scientifiques, par exemple celle conduite en 2001 à l’université de Buffalo, New York, ont établi qu’écouter la musique de son choix avant de se faire opérer, puis pendant et après l’intervention, permettait de faire baisser la tension artérielle, le rythme cardiaque et, bien sûr, l’anxiété provoquée par ces opérations.
Ecouter des berceuses permet à des prématurés un meilleur développement neurologique, ainsi qu’une meilleure croissance pondérale. La danse aide les personnes âgées à conserver leurs fonctions intellectuelles, émotionnelles et motrices.
D’autres études, enfin, sur des séropositifs et des dialysés, ont prouvé qu’en participant à une activité artistique, les patients se sentent mieux sur le moment, mais surtout que la réponse immunitaire de leur organisme s’améliore.
Conclusion : « l’art » ne soigne pas une maladie en particulier, mais est bénéfique dans tous les cas.
Source:  www.greatergoodmag.org — Traduction Christiane et Ian Trickett.

• Une voix pour la paix

Emmanuel Jal : l’incroyable voyage
Recruté comme enfant-soldat au Soudan, Emmanuel Jal s’en est sorti avec l’aide d’Emma McCune, membre d’une organisation humanitaire britannique et, bien sûr, par la musique.
Devenu star internationale (musique du film Blood Diamond), le rappeur canalise ses émotions et la souffrance grâce aux chansons qu’il écrit: "Je pense avoir survécu pour une seule et unique raison, déclare-t-il, celle de toucher des vies". Dans son premier album Gua -paix dans sa langue maternelle, le nuer - il adjure son public de faire cesser les combats au Soudan et de tout faire pour y rétablir la paix; il milite aussi pour que l’instruction soit accessible aux femmes.
Défenseur des droits de l’homme, il finance, avec les bénéfices de ses chansons, une Ong pour subvenir aux besoins et aux études d’un petit groupe de réfugiés du camp de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya. Gua Africa entend instruire de jeunes adultes et des enfants et les aider à surmonter les effets de la guerre et de la pauvreté; devenir autonome grâce à une formation leur fournit la meilleure arme contre la pauvreté et l’assistanat.
Une autre association "Survivants de la guerre" a pris en charge de la même façon un groupe d’hommes et de femmes au Kenya et en Ouganda. L’un de ces anciens enfants-soldats est en train de terminer ses études de médecine à l’Université de Kampala. Un partenariat avec une école primaire de Nairobi permet à 20 autres enfants de poursuivre leur scolarité.
Enfin, Emmanuel Jal a fondé The Emma Academy, en souvenir d’Emma McCune, pour restaurer une école primaire à Leer, dans le sud du Soudan. A terme, elle pourra recevoir 500 élèves.
Emmanuel veut continuer à chanter, à faire construire des écoles et combattre le mal par le bien. Il pense pouvoir ainsi entraîner d’autres personnes dans sa nouvelle campagne "Perdre pour gagner" où il demande à chacun de renoncer à une chose par jour pour rassembler des fonds par le biais de parrainages. Lui-même a décidé de se contenter d’un repas par jour jusqu’à ce que la somme de 300.000 $US soit réunie.
Contact: Emmanuel Jal, Gua Africa, 170, Ermin Street, Swindon SN3 4NE Angleterre.
+44 (0) 1793 822137
www.emmanueljal.org et www.gua-africa.org
Source: Positive News #61 Autumn. Traduction Christiane et Ian Trickett.

• Il est grand temps de changer

Plusieurs organisations militent dans le monde entier pour que nos dirigeants politiques assistent en personne à la Conférence sur le changement climatique qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.
Les Nations Unies elles-mêmes avec "Hopenhagen" (Espoir à Copenhague), la formule de Ban Ki-moon étant "Seal the Deal for Humankind" (Sceller l’accord pour l’humanité – Cop 15).
Le mouvement mondial TckTckTck: Ong, syndicats, groupes spirituels et personnes privées s’unissent pour demander un changement urgent – les aiguilles de l’horloge tournent (tic tac tic tac…) –, ambitieux, juste et qui engage vraiment nos gouvernements, en partant du principe que si les leaders mondiaux se savent soutenus, ils disposeront alors de la force politique pour agir.
"350" ppm [parties par million], c’est la limite supérieure de la pollution en CO2 pour notre atmosphère (actuellement 390 ppm) à laquelle il faut revenir; ce chiffre est représenté partout y compris par des moines bouddhistes à Laka, en Inde.
Cette unité dans le message, se propageant d’une seule et même voix à l’échelle planétaire grâce à Internet, s’exprimera encore plusieurs fois avant la Conférence: le 24 octobre, par exemple, aura lieu la Journée internationale d’action climatique; le forum des enfants sur le climat, auquel participeront des délégations d’ados de 14 à 17 ans, venus de 42 pays, s’ouvrira le 28 novembre, et leur rapport sera présenté à Copenhague; le 5 décembre, enfin, une manifestation très importante est prévue à Londres.
A vos souris !
www.tcktcktck.org
www.sealthedeal2009.org
www.hopenhagen.org
www.climateride.org
www.stopclimatechaos.org/the-wave
www.350.org
Source: Positive News #61 Autumn. Traduction Christiane et Ian Trickett.

• Un souffle d’air frais à Gaza

6000 enfants rassemblés font voler des cerfs-volants pour le Jour de la Paix et de l’Unité.
Des milliers d’enfants palestiniens, cantonnés dans les limites de leur territoire, ont ouvert les grilles qui les y enferment en faisant s’envoler, après les avoir fabriqués, plus de 4000 cerfs-volants sur une plage de la bande de Gaza. Ils ont, de ce fait, battu un record Guinness mondial, dans le cadre d’un programme de jeux d’été des Nations Unies, et prouvé ainsi qu’ils pouvaient eux aussi parvenir au premier rang. Cette initiative visait à restaurer l’espoir et la normalité dans ce territoire laminé par la guerre et faire vivre une expérience positive aux enfants.
"Des milliers de cerfs-volants fendant le ciel et les enfants élevant leurs regards et leurs pensées au-dessus des déchirements qui font partie de leur quotidien, voilà qui exprime bien leur quête de bonheur et de liberté," a déclaré Chris Guinness, de l’Agence Relief & Works des N.U. Pour les organisateurs, au-delà des programmes de soutien scolaire, d’activités de loisirs auxquels de nombreux enseignants locaux avaient collaboré bénévolement et, au-delà du simple record, cela représentait aussi un symbole de liberté et une aspiration à une vie normale, dans la paix et la joie.
Source: Positive News #61 Autumn. Traduction Christiane et Ian Trickett.

• Les jeudis… végétariens !

Depuis mai dernier, la ville de Gand est la première ville Européenne à avoir introduit officiellement un jour « végétarien » par semaine ! Gand, une des 370 villes européennes qui agissent pour contrer le réchauffement climatique, a décidé de s’allier à l’asbl EVA (l’organisation végétarienne flamande) afin d’aller plus loin que les objectifs nationaux et européens. Car 18 % des émissions de gaz à effet de serre sont imputables à l’élevage de bétail…
La campagne « Donderdag veggiedag » est inédite, car c’est la toute première fois qu’une ville adopte une telle initiative. Les organisateurs espèrent que Gand fera des émules parmi d’autres villes européennes…
Et, depuis septembre, les repas dans les écoles publiques de la ville sont d’office végétariens !
Infos (en néerlandais) sur : www.gent.be/donderdagveggiedag
Source : Agenda Plus n° 211 – Oct 2009

• Premier avion à hydrogène

L’avion expérimental européen Antares DLR-H2 a volé pour la première fois fin juillet dernier en Allemagne. Son seul carburant : de l’hydrogène, ses seules émanations : de l’eau ! Il s’agit du premier aéronef européen équipé d’un moteur électrique alimenté par une pile à combustible. On estime ainsi que le taux d’efficacité entre la pile et l’hélice est passée à 44 %, soit environ le double des moteurs à combustion traditionnels, dont l’efficacité énergétique se situe entre 18 % et 25 %. Les ingénieurs de DLR testent donc une pile à combustible, semblable à celle de l’Antares, pour produire l’énergie électrique dans un Airbus A320 Atra !
Source : www.futura-sciences.com

• Vers des parkings… écolos ?

L’entreprise anglaise Highway Energy Systems propose de transformer les parkings de supermarché en centrales électriques !
Comment ? Grâce à la pression exercée par les véhicules sur des plateaux incrustés dans le sol, lors de leur déambulation à la recherche d’une place. Cette pression, insensible pour le conducteur, génère de l’énergie utilisée pour l’éclairage ou les caisses automatiques du parking !
Le premier parking « écolo » de ce type a été inauguré avant l’été dans le supermarché Sainsbury’s de Gloucester. Il génère 30 kwh par heure (l’équivalent de la consommation électrique d’un foyer belge en 3 jours).
La chaîne « verdit » ainsi son image, fait des économies, et compte bien progressivement adopter le système pour tous ses magasins. Sa démarche va plus loin puisqu’elle utilise aussi panneaux solaires, matériaux de construction recyclés et récupération de l’eau de pluie pour les toilettes. Le système mis au point par Highway Enrgy Systems marche évidemment ailleurs que dans les parkings de supermarché. Il est, par exemple, déjà utilisé pour faire fonctionner des feux rouges.
A quand notre immense réseau routier transformé en gigantesque centrale électrique ?
Source : bonnenouvelle.blog.lemonde.fr

• Non-exploitation du pétrole

La destruction des forêts tropicales est souvent déplorée. Pourtant, des initiatives pour les préserver émergent ici et là. Ainsi, en collaboration avec des ONG environnementales, le gouvernement équatorien vient de confirmer sa décision de ne pas exploiter le gisement de pétrole du parc Yasuni, un espace forestier de 950.000 hectares, où vivent des populations indiennes encore isolées (mais dont le sol recèlerait 920 millions de barils, soit près de 20 % des réserves de pétrole du pays). Une grande première !
Source :  www.lunion.presse.fr

• Conversationpapillon.com

J'ai aimé l'initiative du site "conversation papillon" qui met en exergue ce principe connu : "Saviez vous que le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut provoquer une tempête au Texas ?"
J'ai choisi d'y participer car il est évident que nous sommes à un point de bascule majeur. Et j'ai pu lire dans le site une définition du point de bascule qui m'a plu.
Le point de bascule :
"Il peut se définir comme étant l'instant décisif qui fait pencher la balance d'un côté comme de l'autre. Il permet de comprendre qu'il suffit souvent de petits gestes bien ciblés, d'un tout petit élan au bon moment pour lancer un grand mouvement.
Nous avons trop souvent tendance à penser que pour faire changer les grandes orientations, il faudrait investir un maximum d'énergies, de temps et de gens.
Détrompez vous, le point de bascule confirme le potentiel du changement et le pouvoir de l'action intelligente
."
Si cette initiative vous parle, voici le site : conversationpapillon.com
Vous pouvez également découvrir dans notre rubrique “Clips Audio-Vidéo”, un extrait de l'interview accordée par Antoine à conversationpapillon.
Anne Givaudan.

• Dany Moreau - Tamiflu (avec les paroles)

Parodie du Chanteur de Mexico sur la grippe A H1N1...



• Les villes de transition inventent l’avenir

Il faut se faire à l’idée que l’on ne va plus pouvoir fonctionner comme avant : les habitants de certaines cités l’ont compris et préconisent des solutions écolos et pratiques pour vivre autrement. Au programme : monnaie parallèle, autosuffisance, décroissance énergétique et retour à la frugalité. Totnes, petite ville de 8 500 habitants dans le Devon, en Angleterre, fut la première à se lancer dans l’aventure.
Totnes est une ville en mutation, ou plutôt en transition, comme elle se désigne. La pionnière d’un mouvement qui est en train de conquérir la planète et qui, pour faire face à la crise, prône un retour à un mode de vie plus frugal, capable, grâce à une économie locale forte et autosuffisante, de vivre mieux et de surmonter les bouleversements à venir.
Le mouvement de transition conteste l’idée que seuls les Etats, et encore moins le capitalisme avide de profits immédiats, apporteront des solutions viables aux aléas de cette économie fragilisée. Et qu’en conséquence les communautés locales doivent d’ores et déjà entamer une mutation vers une économie relocalisée, autonome en énergie et en ressources. Compte tenu des perturbations futures, une communauté résiliente sera nettement plus apte à s’en sortir que les localités actuelles, totalement dépendantes des systèmes globalisés pour la nourriture, l’énergie, le transport, la santé et le logement. Et elle sera surtout plus agréable à vivre.
Sur la lancée de Totnes, 130 villes ont entamé une transition, principalement en Angleterre, en Irlande, aux Etats-Unis et au Canada, et plus de 700 sont au stade premier du processus en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Belgique et même en France.
Le site des villes en transition : www.villesentransition.net
Le site international des Transition Towns : www.transitiontowns.org
Le site de la ville de Totnes : www.totnes.transitionnetwork.org
Source :  Nouvelles-Clés  Sept. 2009.

• En voiture, Simone

Savez-vous que la moyenne de remplissage d’une automobile tourne autour de 1,32 passager ? Bonne nouvelle : le covoiturage explose. De plus en plus de villes ou de départements proposent des systèmes performants pour remplir les voitures. Sceptiques ? Rendez-vous sur le site du conseil général du Val-de-Marne (http://www.covoiturage94.fr), ou sur celui de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines (http://www.covoiturage.agglo-sqy.fr), vous verrez qu’il est enfantin de trouver un chauffeur pour ses trajets quotidiens. Plus convivial encore, le site www.envoituresimone.com sur lequel 30 000 places sont proposées chaque mois avec possibilité d’éditer carrément son billet de covoiturage.
Source : Quelle santé – n° 41 Sept. 2009.

• La méditation dans les hôpitaux

Plus de 200 hôpitaux américains et des facultés de médecine aussi prestigieuses que Stanford, Duke ou Harvard pratiquent et enseignent les exercices de méditation préconisés par le Dr Jon Kabat-Zinn pour réduire le stress des traitements et les souffrances des malades.
L’hôpital Sainte-Anne à Paris est le premier établissement français à avoir introduit la méthode de la pleine conscience dans ses murs en 2004, grâce au psychiatre et psychothérapeute Christophe André. Ce médecin s’intéresse depuis toujours à l’esprit, aux émotions et à la spiritualité au sens large. Il propose à ses patients – parmi d’autres pratiques – le programme MBCT qui intègre des techniques de thérapie cognitive associées à la pratique de la méditation pour prévenir les rechutes dépressives.
D’autres expériences, concluantes, sont tentées en milieu clinique et hospitalier à Marseille, à Lyon… Partout on constate une réelle amélioration du stress des patients.
• À lire du Dr Jon Kabat-Zinn :
Au cœur de la tourmente, la pleine conscience – éditions De Boeck. Cet ouvrage reprend intégralement et commente le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience.
Source : Nouvelles Clés Sept. 2009.

• À Paname, on jardine bio

Désherbage à la binette, paillage des rosiers avec les restes de tonte, talus remis à la nature : la ville de Paris ne jure plus que par l’entretien écologique de ses jardins. 63 d’entre eux ont déjà été labellisés « écologiques » et les 387 autres devraient leur emboîter la fourche prochainement. Ce changement de pratiques (baisse de 88 % des pesticides chimiques depuis 2001) permet le grand retour de la biodiversité. L’an passé, les techniciens de la ville ont dénombré 70 canards sauvages dans le square du Temple, en plein Marais.
Source : Quelle santé – n° 41 Sept. 2009.

• Emprunts a taux zéro pour maisons écolo

L’éco-prêt à taux zéro, disponible dans certaines banques (Crédit Agricole, Banque Postale, BNP Paribas notamment) permet, sans avancer d’euros ni payer d’intérêts, d’emprunter de l’argent pour isoler sa toiture, installer une chaudière à bois ou remplacer des fenêtres (pour un montant de 30 000 € de travaux maximum)… Et ce pour une période de trois à dix ans. Une bonne chose quand on sait que près de la moitié de l’énergie consommée en France l’est dans le bâtiment, et que ce secteur est responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre.
Source : Quelle santé – n° 41 Sept. 2009.

• Premier lycée 100 % énergie verte

Le lycée Kyoto qui a ouvert ses portes début septembre en Poitou-Charentes, est le premier lycée européen « 100 % énergies propres ». Ce lycée français a une consommation de chaleur et d’électricité 52 fois inférieure à un lycée construit dans les années 90. Les gains en énergie sont obtenus pour 75 % par l’architecture, l’orientation, l’isolation, l’éclairage naturel, des équipements techniques bien choisis ; pour les 25 % restants par des énergies renouvelables : le traitement des ordures ménagères produit sur place de la chaleur, qui est stockée l’été en attente des besoins de la saison hivernale.
L’électricité est produite par cogénération (huile végétale) avec un complément en panneaux photovoltaïques.
Source :  Agenda Plus n° 210 Sept. 2009 (Creuse d’avenir).

• El Jaque Mate

Une initiative courageuse.
Rafael Palacios, journaliste espagnol, édite “El Jaque Mate”, un journal gratuit qui reprend les principales informations occultées par la presse officielle et qui ne sont consultables que sur internet. Une façon efficace de rendre la toile accessible à tous.
Cliquez pour voir la vidéo : infosois.fr/rafael_palacios.html

• Cure de bénévolat et d’altruisme

Améliorer sa propre vie en donnant de soi aux autres, article de Meredith Maran.
Albert Schweizer, médecin et philosophe, a dit "Ceux qui, parmi vous, seront vraiment heureux seront ceux qui auront cherché et trouvé comment servir."
Après avoir été agressée, lacérée de coups de couteau le 21 juin 2006, battue, torturée pendant 25 minutes puis laissée pour morte, Kate Hanni, 48 ans, avait les cheveux, la peau des mains et des genoux arrachés mais pire encore, elle avait perdu sa dignité et ne se sentait plus à l’abri dans le monde. Ses plaies ont guéri, mais, malgré 6 mois de thérapie, elle ne pouvait plus rester seule et avait des crises de panique lorsqu’on sonnait à sa porte. Il a fallu qu’elle se retrouve enfermée pendant 9 heures avec sa famille et d’autres passagers dans un avion en panne, sans eau, sans nourriture ni toilettes pour que, son syndrome de victime refaisant surface, elle y mette le holà. Quelques semaines après, elle créait un site Internet et prenait la tête d’un mouvement de défense des droits des passagers de vols aériens, ce qui l’amène à diriger la Coalition pour la loi sur les droits des passagers de vols aériens, à passer à la TV nationale et à être interviewée par les plus grands titres de la presse américaine. Invitée à l’émission phare Good Morning America, elle avait à choisir entre ses peurs et une occasion unique de faire passer son message. Elle s’y rendit et oublia d’avoir peur. Défendre cette cause lui fit plus de bien que toutes les thérapies au monde.
Depuis longtemps, médecins et psychothérapeutes savent qu’on vit mieux en s’occupant des autres. Les gens qui se lancent dans le bénévolat se guérissent eux-mêmes à travers leurs efforts pour guérir le monde. D’après une longue étude de l’Institut national du vieillissement sur 2 groupes, les uns bénévoles, les autres non, de 1986 à 2006, les personnes en meilleure santé physique et mentale s’impliquaient plus facilement et les bénévoles de tous âges se retrouvaient plus heureux, en bonne forme et moins déprimés. La protection qu’apporte cette activité proviendrait de l’intégration dans la société qui s’ensuit.
Est-ce que tout se passe dans la tête ou cela agit-il aussi sur notre corps? D’après le Dr. Paul Arnstein, de l’Université de Boston, le bénévolat réduit la douleur et le handicap. Etre relié aux autres, se sentir utile est parfois plus efficace qu’un médicament. Selon une étude à l’IRM du cerveau de certains donateurs, faire un don activerait la voie mésolimbique qui en est le centre de la récompense. Celui-ci émet alors des substances chimiques de bien-être qui, à leur tour, déclenchent une sensation d’énergie physique. 13% des personnes concernées ont senti leurs douleurs s’alléger. Donner procure donc réellement de la joie.
Parmi ces substances, la dopamine joue un rôle important dans les activités motrices, l’apprentissage, la motivation, le sommeil, la concentration et l’humeur. Elle nous récompense lorsque nous agissons bien envers les autres, même si c’est aussi elle qui entre en jeu dans nos addictions. Toutefois, un alcoolique qui parvient à aider les autres s’en sort deux fois plus vite que ceux qui ne le font pas.
Devant les épreuves de la vie, certains tracent leur chemin debout face au vent, d’autres pataugent dans les sables mouvants du désespoir. Malgré les sommes d’argent consacrées à l’étude du facteur "résilience", il n’est toujours pas possible d’expliquer pourquoi celui-ci diffère tant d’un individu à l’autre. Cependant, se sentir impuissant n’aide en rien: on "s’en sort" lorsqu’on a la sensation de maîtriser la situation. En donnant, on dévie l’attention hors de soi-même et on permet à son cerveau de faire une pause au milieu du désespoir.
Les médecins et psychothérapeutes prescriront-ils un jour un don à un organisme caritatif ou une action citoyenne au lieu des cachets et gouttes habituels, afin d’amener les gens à trouver qui ils sont et à réaliser qu’ils appartiennent à un tout qui les dépasse?
Source: www.greatergoodmag.org — Traduction Christiane et Ian Trickett.

• L’Île de Wight, première éco-île du monde

L’Île de Wight, capitale de la voile anglaise, connue pour la beauté de ses paysages et ses plages, met le cap sur le tout écologique et souhaite devenir un modèle pour le monde entier. Depuis 2007, le projet d’île verte a largement évolué, avec l’aide d’un architecte, Sir Terry Farrell, celle de l’université de Southampton, le soutien inconditionnel de Dame Ellen MacArthur, détentrice du record du tour du monde en solitaire à la voile, et surtout celui de toutes les forces vives de l’île et de ses habitants, vers une stratégie holistique pour une amélioration de la santé et du bien-être social, économique et environnemental. Le comité de pilotage, qui a déjà réalisé son programme à 66%, veut prouver qu’on peut mener à bien ce changement si l’on y croit. Une centrale à gazéification toute neuve permet déjà de fournir de l’électricité à 2000 foyers. Trois systèmes différents d’énergies renouvelables équipent de nombreux bâtiments collectifs. Les propriétaires disposent d’aides financières pour mieux isoler leur maison. On a planté dans les parcs et jardins publics des vivaces et des plantes exotiques qui supportent la sécheresse. Les nouvelles constructions doivent respecter des normes environnementales très élevées et un programme immobilier de 800 logements, équipés de panneaux solaires et de systèmes de récupération d’eau pluviale, vient d’être lancé et servira de modèle. Parmi les projets, sauvegarder villages pittoresques et paysages et falaises spectaculaires, et en faire une île verte où il fasse bon vivre pour tous. Cela passera, entre autres, par la réhabilitation écologique d’un lycée, un soutien scolaire aux élèves pour qu’ils dépassent la moyenne nationale, une réduction de la criminalité, la fourniture d’électricité produite par une usine marémotrice au continent, l’assurance à chacun d’un lieu de vie et d’une activité pour permettre à tous ses habitants de devenir des citoyens responsables et de participer avec fierté au succès économique et à l’essor écologique de l’île.
Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.

• L’hôpital le plus vert du Royaume Uni

Un hôpital aux salles surpeuplées et vieillottes cédera la place au plus vert des centres médicaux du Royaume Uni. Le Great Ormond Street Hospital for Children générera, une fois réhabilité, une empreinte carbone zéro. Il produira 100% de sa propre énergie verte et permettra, sur 30,000 m2, de compenser les 20 000 tonnes de dioxyde de carbone annuelles rejetées jusqu’à maintenant, et plus encore d’ici 2016. Parmi les travaux déjà effectués sur l’un des bâtiments, on compte un toit végétal, des robinets à capteur, des toilettes et des douches efficaces et une façade vitrée pour optimiser la lumière du jour. Jeunes malades, personnel médical et visiteurs s’en trouveront tous beaucoup mieux.
Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.

• Fantastique plastique

Grâce à une nouvelle technologie, la société Nextek se consacre au nettoyage de l’océan Pacifique Sud. Le plastique qu’elle y récupère est décontaminé et sert à produire du carburant pour faire fonctionner les bateaux de Nextek. Le surplus est distribué aux habitants des îles : n’ayant plus à en importer pour leur propre consommation, il n’y a plus de risque de marées noires et ils font des économies. L’océan est nettoyé en partie du plastique qui l’envahit, ce qui libère aussi les décharges sur la terre ferme.
Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.

• Les “Petites Maisons” gagnent du terrain

La crise financière récente pour les uns, des bouleversements dans la situation familiale pour d’autres ou encore l’ouragan Katrina ont fait réfléchir certains Américains sur la nécessité ou non de posséder une grande maison. Même si diviser par 8 la surface habitable dont on dispose semble une vraie gageure, on peut y parvenir en réévaluant ses besoins : ne pas empiler des armoires pleines de linge, de vêtements qu’on ne porte pas, de vieilles revues ou les vieux jouets des enfants ; laver son linge à la laverie automatique ou passer une heure au gymnase local peuvent avantageusement remplacer la buanderie entièrement équipée ou la salle d’exercice coûteuse. Jay Shafer – artiste, entrepreneur et architecte – vit depuis 10 ans dans la maison de 10m2 qu’il s’est construite. Avec Shay Salomon, auteur de “Petite maison sur une petite planète”, il a créé une société dont Gregory Johnson, consultant en informatique et créateur du site “Resources for Life” et auteur de “Mettez votre vie au régime”, fut le premier client : le Mobile Hermitage est une maison miniature sur roues, car les codes de construction urbaine ne prévoient pas de fondations pour d’aussi petites surfaces, mais il ne paie pas de taxe d’habitation, le chauffage est très réduit et le prix de la maison si bas qu’il ne l’assure même pas. Tous les matériaux sont d’excellente qualité et la conception très étudiée. Il peut se brancher sur le secteur mais préfère les DEL de son vélo. La demande s’est amplifiée et Shay Salomon – charpentier et entrepreneur – puis 40 architectes et urbanistes se sont inscrits à la Small House Society (500 maisons construites à ce jour, allant de 6 à 50m2) On y gagne plus de temps pour vivre (moins de soucis et de frais d’entretien) et l’impact sur les ressources de la terre s’en trouve diminué. En passant du godillot à la sandalette, on laisse une empreinte beaucoup plus légère sur la planète.
Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.

• En Bretagne, la solidarité enchante les jardins

Les jardins de Brocéliande ne font pas que partie de la légende celtique. Ils existent bel et bien en Bretagne depuis 12 ans et accueillent les visiteurs au cœur d’un parc floral de 24 hectares. Au gré des sentiers thématiques et des collections de fleurs, les promeneurs parcourent ce lieu géré et entretenu par des travailleurs handicapés mentaux légers.
Quinze personnes mettent ainsi à profit leurs compétences tout en acquérant un vrai savoir-faire professionnel.

• En Norvège, une prison écolo et humaine

Après l’hôtel et la piscine écologiques, c’est désormais aux centres pénitentiaires de se mettre au vert. À l’image de la "première prison écologique et humaine", sortie de terre en août 2007 à Bastoey.
C’est sur cette petite île du fjord d’Oslo que vivent en semi-liberté 115 détenus et 70 gardes non armés. Plutôt que d’être enfermés en cellule, les pensionnaires travaillent en plein air à l’élevage et à l’agriculture biologiques.
En dix ans d'existence, la prison est parvenue à la quasi-autosuffisance en matière d'alimentation et d'énergie.

• Animaux et cirques

Le 13 mai dernier, la Bolivie a adopté une loi interdisant l’utilisation des animaux dans les cirques, quelle que soit leur espèce, jugeant qu’il s’agissait d’un « acte de cruauté inutile » : une première mondiale ! Cette décision a été prise à l’unanimité par les députés pour mettre fin aux maltraitances subies par les animaux pendant leur dressage et à celles liées à leurs conditions de captivité. Les cirques ont un an pour s’adapter à la nouvelle législation. Ceux qui ne la respecteront pas verront leurs animaux confisqués et subiront des sanctions. Le gouvernement bolivien a déclaré vouloir être un exemple en Amérique du Sud.
Source : OneVoice

• Bio-conversion

Le Ministre français de l’Agriculture et de la Pêche vient d’annoncer la mobilisation de 3 millions d’euros supplémentaires pour répondre aux fortes demandes concernant la conversion à l’agriculture biologique. Avec les 12 millions déjà mis en œuvre début 2009, l’enveloppe consacrée à la conversion en bio passe à 15 millions d’euros, soit 2,5 fois plus qu’en 2008 !
Source : www.boursier.com

• Centrale photovoltaïque

Déjà considéré comme une future référence, la nouvelle centrale photovoltaïque landaise sera la plus grande d’Europe. Prenant forme à vitesse grand V dans le nord-est dépeuplé du département des Landes, en France, elle s’étendra sur quelques 317 ha*, pour un coût de 350 millions d’euros. Ses concepteurs annoncent une puissance de 76 MWC dès 2010, lorsque le million de modules sera installé ! Et 76 MWC, cela représente la consommation de 40 000 habitants, plus de 10 % de la population landaise !
* Chaque hectare déboisé sera replanté ailleurs avec 60 % feuillus et 40 % résineux.
Source : www.sudouest.com

• Sélection de Reporters d’Espoirs :
Les livres tactiles font rêver les petits aveugles

Parce que les enseignants et les parents d’aveugles manquent cruellement de ressources pédagogiques pour éveiller leurs enfants, un enseignant français a créé en 1993 les "Doigts qui rêvent ".
Cette maison d’édition associative produit et édite chaque année environ 4 000 albums adaptés aux déficiences visuelles des enfants. Matière, forme, couleur, tout est conçu pour favoriser la découverte littéraire des petits malgré leur différence.
www.reportersdespoirs.eu/srt/reporter_espoir/home

• Révolution LED 2

A Los Angeles, le maire a annoncé le remplacement de 140.000 ampoules de la mégalopole de 4 millions d’habitants par des diodes électroluminescentes (LED). Ce programme de rénovation est le plus ambitieux au monde, jamais entrepris par une municipalité. Il devrait réduire les émissions de CO2 d’environ 40.500 tonnes par an !
Source : Agenda Plus – Terre Sacrée

• Les Suédois ont droit à des prescriptions écolo

Jusqu’ici avant de rédiger une ordonnance, un médecin s’intéressait aux contre-indications d’un médicament. Désormais, en Suède, il s’attarde aussi sur ses effets sur l’environnement et opte, le cas échéant, pour une molécule moins nocive. Et ce, grâce à une base de données nationale qui classe les substances pharmaceutiques selon leur toxicité et leur persistance dans l’environnement. Déjà, 1 100 substances y sont répertoriées dont 60 % comportent des informations environnementales. Et la base de données vise l’exhaustivité en 2010. Des études ont en effet mis en évidence la présence de molécules pharmaceutiques – antidépresseurs, antibiotiques, oestrogènes – dans les lacs, les rivières et le circuit d’eau potable. Ces molécules passent dans les excrétions humaines qui transitent par les égouts avant d’être rejetées dans les rivières. L’Union européenne a décidé d’emboîter le pas à la Suède et vient de demander à ses membres de classer leurs médicaments selon leur dangerosité pour l’environnement.

• Vaccins

Plus de 70 % des français qui pourraient être vaccinés ne le sont pas.
« Ont-ils peur des vaccinations, se demande le gouvernement ?
— Oui, nous sommes de plus en plus informés sur les dangers des vaccins ! » répondent les français…
Source : L’Initiation mai/juin 09


• Pollution intérieure

Les plantes contre-attaquent

Benzène, ammoniaque, formaldéhyde, monoxyde de carbone et autres toluènes, nous vivons sans le savoir au milieu de polluants volatils. Ils s’échappent des imprimantes, de la télévision, de l’ordinateur, des appareils de chauffage, des peintures, des détergents, des meubles en aggloméré…
La parade pour mieux respirer du salon à la chambre à coucher ? Aérer tout d’abord et inviter les plantes vertes dans toutes les pièces sans hésiter à en mettre plusieurs.
Fougère, Ficus, Sansévéria, Palmier, Lierre, la plante araignée, et bien d’autres encore, non seulement ornent nos cheminées et étagères, mais ont aussi le pouvoir d’éliminer les polluants nocifs contenus dans l’air. Plusieurs écrits scientifiques en attestent.
A consulter pour une information plus importante :
• Plantes dépolluantes pour la maison de Marc Grollimund et Isabelle Hannebicque, ed. Eugène Ulmer.
• Les plantes dépolluantes de Geneviève Chaudet et Ariane Boixière, ed. Rustica, collection Planète jardin.

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